Crème solaire maison pour ne pas cramer et pogner le cancer de la peau YO!

Mylène Brassard, communicatrice, maman et ménagère:

Crème solaire maison à base d’huile de sésame.

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J’ai la peau fragile!

cremesolairemaison

Quand on allait en vacances avec mes parents aux States, ouais je sais on était foule originale, mais pas tant Florida style la, il fallait qu’on me loue un parasol juste pour moi, parce que ma peau était tout affectée brisée et que le sel de la mer me brulait encore plus et je pleurais de ne plus pouvoir faire des châteaux de sable avec mon frère.

Me baby with mom
Me baby with mom – pas trouvé celle où je faisais des châteaux avec mon bro!

Depuis, j’évite la plupart du temps de m’exposer au soleil entre 11 et 14 h. C’est plate, hein? Un peu d’ombre et ça va tout de même. Au moins, ainsi, j’ai pris bien soin de ne pas m’infliger un surplus de rides dû aux rayons forts du soleil lorsqu’il est à son zénith et j’ai pu conserver ma p’tite face de vingtaine – yeah…

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Bonheur instantané

Ce soir, j’ai fait des biscuits au chocolat avec mes deux petits garçons, 5 et 2 ans. Le bonheur! Pour eux, de faire de la cuisine avec maman, c’est amusant. Les textures, les saveurs, les odeurs, bref leurs sens sont en éveil.

L’un casse les œufs, l’autre transvide la farine, on se chamaille pour avoir l’attention et plus d’espace. Ensuite, on étend le mélange à moitié mangé sur la plaque et hop! Au fourneau.

Je crois que le moment qui me fait le plus craquer à les observer, c’est quand ils se collent la face sur la vitre pour voir la magie de la chimie culinaire opérer. Les rires, les cris et les sauts font partie de cette magie. Le tout-petit fait un genre de gigue d’extase, le plus vieux essaie de voir avec sa lampe de poche si c’est aussi efficace que la lumière du fourneau.

Et quand la minuterie sonne, les petits sont en liesse, ils sautent de joie! Moi aussi d’ailleurs car ils m’ont fait tout un spectacle. De bons biscuits aux pépites de chocolat, c’est donc bon après une grosse journée au travail collée à ses enfants…

Le ménage est fait: prête pas prête, j’y vais!

Mon dernier billet remonte à quelques semaines avant d’accoucher de mon dernier garçon. Il aura deux ans dans quelques jours. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis. J’ai fait de grandes prises de consciences, pris de grandes décisions, vécu de grands deuil et fait beaucoup de ménage, chez moi, chez les autres, dans ma perception du travail, dans ma vie, dans ma tête.

Quand Secrets de ménagère m’étais venue à l’esprit, je voulais partager ce lien entre le ménage physique et le ménage mental que l’on fait dans notre vie. Dominique Loreau tient bien ce propos dans son livre Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi. Lorsque ce livre est sorti tout chaud des presses, je trouvais que tout avait été dit, qu’il n’y avait rien à ajouter. En tant que communicatrice, mon besoin de m’exprimer sur ce sujet n’arrivait pas à se taire, quelque chose me poussait à dire mon point de vue sur le sujet. Sauf qu’il me restait à trouver l’angle d’intérêt, qu’est-ce qui pouvait me distinguer de tout ce qui a été écrit. Après deux ans de réflexion, de thérapie, d’hypnose et de coaching de vie, je crois que j’ai trouvé par hasard, en courant juste avant dîner.

Ma nouvelle amie Manon Couture, coach de motivation, m’a offert un lift à la maison après un déjeuner-conférence auquel j’ai assisté ce matin. Nous parlions de motivation et de besoin non-comblé, bien entendu, de nos petits démons. Dans notre placottage, ce que j’ai retenu, c’est l’image mentale qu’elle utilise lorsqu’une pensée limitative envahie son esprit et par conséquent, son corps. Cette image la ramène dans un moment de bonheur réconfortant et aide à retrouver un équilibre positif. Grâce à Manon ce matin, j’ai trouvé comment je pouvais continuer ce blogue et le rendre intéressant.

RECONNAISSANCE

C’est mon besoin non-comblé, un besoin criant que je ressens en permanence et que je n’arrive jamais à remplir. Nous en avons parlé et je suis atterrie sur un souvenir de moi qui, à l’époque, me rendait heureuse. Toute petite, j’aimais être le centre d’intérêt des enfants, des adultes, de toutes les personnes autour de moi parce que je me sentais exceptionnellement exceptionnelle!  Dans mon souvenir, j’ai une robe rose et je tourne comme une princesse devant tout le monde et cela me fait rire, me comble d’un bonheur naïf et innofensif. Je ne sais pas pourquoi, mais comme les acteurs qui ont besoin de l’amour du public, moi, j’avais besoin du regard des autres, sentir qu’ils m’admirent et m’aiment. Je vous avoue que je suis bien mal à l’aise avec ce besoin à l’âge adulte, car je ne trouve pas cela nécessaire et important ce que les autres pensent de moi. Sauf que la petite fille en moi, elle oui. Et cela fait au moins 30 ans que je tais ce besoin, que je le rejette, que je demande à cette enfant d’arrêter ses enfantillages et de se raisonner. Cela ne sert à rien, le besoin est toujours là, j’ai besoin de la reconnaissance des autres et d’être admirée pour me sentir bien et heureuse.

En faisant mon entraînement, j’ai réalisé que je pouvais utiliser mon blogue, lui donner une nouvelle mission, celle d’exprimer mes pensées, mes opinions, mes coups de coeur organisationnels, ma démarche de vie, du ménage dans ma maison et dans ma vie (un parcours de vie qui n’est pas banal du tout, vous le constaterez dans mes prochains billets) pour combler ce besoin d’être admirée, d’être aimée et d’inspirer d’autres personnes. Dans le fond, ce n’est pas pire que les conférenciers qui viennent nous dévoiler leurs succès d’affaires et de vie, qui viennent nous partager leurs grandes prises de consciences qui en font des êtres d’exception.

Alors voilà la nouvelle direction que prendra mon blog. Je vais continuer de vous parler de ménage, de trucs et astuces découverts, développés ou appris de ma chère belle-mère, mais je vais aussi vous parler de mes prises de conscience. J’espère que vous serez toujours avec moi, que vous aurez envie de me suivre, que mes billets vous inspireront et vous donneront l’envie de partager avec moi ce que vous en pensez, ce que vous pensez.

Nous sommes tous exceptionnels, mais nous l’exprimons tous d’une manière différente. Et vous, comment exprimez-vous votre côté exceptionnel?

 

 

Éloge aux femmes de ménage et aux Fées du logis

À la boutique, nous avons instauré un nouveau service: entretien ménager à domicile. Les clientes nous répètent qu’elles n’aiment pas faire le ménage, alors faisons le pour elles. Mais quel constat nous avons pu faire…

Tout d’abord, trop de personnes font le stricte minimum de tâches ménagères à la maison. Quand elles engagent une femme de ménage, c’est parce que tout est délégué, TOUT! La liste de tâches est fastidieuse et impossible à réaliser dans le temps payé pour le faire. La notion du temps pour faire le ménage a été perdu par beaucoup de monde.

Une partie de notre clientèle choisisse notre service de Duo de Fées du logis parce que leur ménagère tourne les coins ronds, n’exécute pas toute la liste de choses à faire. Par chance que j’ai pratiqué les relations publiques pendant plusieurs années parce que j’ai les outils pour expliquer à la clientèle que les attentes sont trop élevées par rapport au budget payé. Une maison de huit pièces, incluant deux salle de bain complète et les lits à faire ne se nettoie pas nickel en quatre heures aux deux semaines. Même avec les meilleures personnes, même avec les meilleures intentions, si la personne propriétaire de la maison n’est pas capable de nettoyer sa propre maison dans le même temps, le verdict est simple: c’est impossible à faire.

Alors, ce soir, je voudrais faire un éloge aux femmes de ménage et aux Fées du logis qui, parfois, ont une mauvaise réputation et qui ont le dos large. Mesdames, vous travaillez très fort. N’hésitez pas à dire à votre clientèle que les attentes sont trop élevées, que vous n’êtes pas ni une machine, ni une esclave. Quand nous voulons une maison propre et étincelante, il est nécessaire de mettre le temps nécessaire et bien entendu, le prix.

Aux personnes qui engagent une femme de ménage ou une Fée du logis, soyez réalistes dans vos demandes et questionnez-vous à savoir: est-ce que je suis capable de faire la liste de tâches que je demande dans le temps que je suis prêtes à payer?

Un peu de reconnaissance SVP?

Parfois, je me demande comment je peux faire aimer l’art ménager à plus de gens quand au sein même de la famille et ou du couple, la reconnaissance n’y est pas?

Tous les trucs et astuces que je vous partage à travers Secrets de ménagère viennent d’une démarche personnelle que j’ai entrepris il y a sept ans, déjà. Ma maison n’était pas un lieu très propre à tous les égards. Une chance que j’avais une gentille Fée du logis qui venait mettre ordre et propreté chez moi.

Je suis traîneuse de nature, mais pas dans l’excès quand même. Mon paradoxe à moi, c’est que j’adore la propreté. Les deux se marient mal, j’avoue! Je me sens mieux, zen, libre et fière quand c’est propre, j’adore le résultat pour les yeux que je pose sur MA maison et sur les sentiments de plénitude que je ressens en moi. Je l’ai déjà écrit dans un billet précédent, c’est quand mon fils est né que j’ai souffert le plus de ma nature de traîneuse. L’absence de routine à la maison est la grande responsable. Un bébé qui pleure parce qu’il est 18h et qu’on n’a rien de prévu pour le souper, ce n’est pas génial et encore moins génial quand l’on souhaite retrouver sa ligne après une grossesse et améliorer son estime de soi. Je ne me sentais pas une bonne maman prévoyante, je ne me sentais pas bien dans mon corps et dans ma tête.

C’est ainsi que j’ai finalement décidé de me prendre en main, de me discipliner et de me créer des routines, une à une. C’était pour moi un gros défi, car les routines me donnaient l’impression de devenir aliénée, mais je sentais que je devais devenir un bon exemple pour mon fils. En plus, les routines sont sécurisantes pour les enfants, mais je réalise avec le temps qu’elles le sont aussi pour les grands. Je ne voulais pas que ma maison ressemble à celle des Parents à Radio-Canada où le chaos et le désordre règnent en maître chez eux. En trois ans, j’estime m’être beaucoup améliorée et d’être devenue une traîneuse occasionnelle. Je range mes vêtements le soir à la bonne place, une prouesse que je n’avais pas réussit à corriger en 35 ans!

Sauf que mon chum trouve que ce n’est pas encore suffisant. Il ne remarque pas mes efforts, ne me félicite pas pour m’être améliorée, ne fait pas de remarque comme quoi la maison est rangée presque en tout temps: il remarque seulement l’item qui n’est pas à sa place, la chose qui est restée sur la table il y a deux jours de cela, trouve qu’il y a place à amélioration, que je suis toujours une traîneuse. Il ne voit pas non plus que le plancher est lavé toutes les semaines, que la lessive n’est plus négligée, que les comptoirs de cuisine sont libres de tous objets et que la vaisselle lavée qui sèche dans l’évier est rangée avant la fin de la soirée. Non, il remarque seulement ce que l’on a pas eu le temps de faire, ce qui aurait dû être fait, bref, ce qui est mis en valeur, c’est seulement mon défaut de traîneuse qui me colle à la peau plutôt que ma volonté à vouloir être une personne toujours rangée et bien organisée. C’est démotivant.

J’ai une amie qui est venue lundi à la boutique et qui me confiait comment elle s’isolait socialement parce que désordre et malpropreté régnait dans sa maison. Elle n’est pas très fière de sa maison. Je vois bien et ressens bien son découragement, son impuissance, mais aussi son besoin de faire un revirement et de changer les choses. J’ai réalisé que depuis que je la connais, je n’ai jamais été invitée chez elle! C’est probablement la raison pour laquelle elle ne l’a jamais fait. Elle me confiait également que ses trois enfants (ados et pré-ado) ainsi que son conjoint ne voient pas de problème au désordre, ne comprennent pas pourquoi maman fait une histoire avec l’état de la maison. Sauf que mon amie lit mes infolettres, peut être même ce blogue, et elle désire vraiment faire un changement dans sa vie, dans sa maison, mais comment le faire sans le support de sa famille, sans l’entraide dans sa famille, sans l’encouragement nécessaire à tous pour persévérer dans la transition de ce changement? Pourtant, à cinq personnes, imaginez 30 minutes après le souper consacrées aux tâches ménagères à cinq personnes 4 à 5 jours semaine, ça fait 2h30 de main d’oeuvre pour garder la maison d’une propreté exemplaire! Ceci incluant la vaisselle du soir, la préparation des lunchs pour tout le monde et les autres tâches… Cela crée aussi l’esprit d’entraide, l’esprit d’équipe, l’esprit de famille!

Comme un athlète, une personne qui décide de prendre en main sa maison, son ménage, ses routines, a besoin qu’on mette en valeur ses améliorations, ses résultats positifs plutôt que seulement l’objectif ultime de la perfection. Comme un enfant, nous avons besoin de recevoir du renforcement positif par rapport aux efforts que l’on met pour être fière de l’ordre et la propreté de sa maison.

Je vous invite à venir écrire sur notre page Facebook vos actions réalisées, vos améliorations, votre fierté d’avoir apporté ordre et propreté chez-vous, un jour à la fois, une pièce à la fois, une tâche à la fois. Moi, je serai là pour vous dire comment vous êtes bonne, pour vous féliciter et fort probablement que vous aurez plus de 500 personnes qui vous le diront également.

Soyons solidaires entre nous!

Pourquoi mettons-nous plus de coeur au boulot qu’à la maison?

La question se pose: pourquoi nous remettons toujours à plus tard nos tâches ménagères? Pourtant, on ne remet pas à plus tard notre présence chez notre employeur. Ah! vous le faites pour le salaire! Et votre bien être, votre bonheur d’être chez soi, il ne compte pas suffisamment pour vous? Combien d’heures passez-vous chez vous? Ne me faites pas à croire que le désordre vous va bien, c’est impossible. Un jour où l’autre, on fait LA corvée de ménage ou on engage une fée du logis (c’est bien plus joli comme expression que femme de ménage, n’est-ce pas? Merci Céline pour l’idée!). Ce n’est pas nécessaire d’avoir une maison aseptisée pour apprécier l’ordre et la propreté.

Au moment où je termine de travailler, j’ai seulement deux choses en tête: aller chercher mon garçon à la garderie parce qu’il me manque et arriver à la maison le plus tôt possible. Une maison propre est mille fois plus accueillante qu’une maison en désordre et sale. J’en sais quelque chose puisque lorsque nous avons construit, nous vivions dans la maison même si la finition intérieure n’était pas complète. Les ouvriers laissaient traîner leurs outils, les restants de matériaux, la suie, le sable, la poussière. Que de mauvais souvenirs. Ils ont carrément anéanti mon seuil de tolérance au désordre et à la pollution visuelle. Maintenant, je suis mal dans ma tête et dans mon corps quand il y a trop de désordre et j’en prends de plus en plus conscience.

Pourquoi devrions-nous mettre plus de coeur et d’efforts pour rendre notre logis propre? Parce que c’est notre refuge, notre havre de paix, notre lieu de ressourcement. Parce qu’il n’y a rien de mieux que de pouvoir s’installer où l’on veut, par terre, sur le divan, sur notre lit, sans à avoir à tasser nos bidules et machins, sans à avoir à constater combien le chat perd ses poils, à respirer la bonne odeur réconfortante de notre logis. Pour le plaisir de nos yeux. C’est tellement beau chez soi quand il est possible de savourer la décoration que nous y avons fait ou mieux, celle que nous envisageons enfin de faire.

Faire le ménage, c’est se faire un cadeau, c’est se dire merci. Vous pouvez le faire faire par quelqu’un d’autre, mais jamais vous ne pourrez apprécier autant la qualité de son travail puisque vous n’avez aucune idée de l’effort, de la minutie et du déploiement d’énergie que cette fée du logis a déployé pour vous.

Alors pourquoi mettons-nous plus d’efforts au boulot? Peut être parce que nous avons de la difficulté à se gratifier nous-même du travail bien fait… Mais ça, ça se change!

Faire le ménage avec plaisir: tout est dans l’attitude

Depuis quelques mois, je réfléchis beaucoup sur l’aspect psychologique de l’art ménager et des tâches ménagères. Je me demande souvent pourquoi pour certaines personnes, le ménage est une corvée déshonorante et pour d’autres, une activité de ressourcement?

Est-ce que le secret du ménage serait d’abord une question d’attitude?

Samedi dernier, j’ai offert à mon amie Lily de l’aider à faire un grand ménage dans son aire de vie. Elle était super contente, car elle avait besoin d’un élan pour reprendre le dessus de l’entretien ménager de sa maison. Comme plusieurs femmes professionnelles avec des enfants et un mari à temps plein, le temps lui manque pour faire le ménage. Le temps ou l’intérêt? Néanmoins, elle manifestait régulièrement le besoin de consacrer plus de temps pour rendre son intérieur plus plaisant, mettre de l’ordre dans ses affaires sans se priver de ses activités personnelles et familiales.

J’ai vécu avec elle un avant-midi de pur bonheur. Nos discussions sur le thème de la philosophie et la psychologie du ménage ont été très inspirantes pour mon travail au sein de Secrets de ménagère.

Pendant que nous frottions, nous avons pris conscience de toutes les petites choses accumulées dans nos vies et qui encombrent notre maison, parfois avec des vocations utiles, d’autres inutiles. C’est alors que Lily m’a parlé d’un reportage qu’elle a visionné sur une maladie mentale: le trouble obsessionnel de l’accumulation compulsive. Qu’est-ce que ce trouble?

"L’accumulation est caractérisée par le fait d’amasser et d’entreposer des quantités inhabituelles d’objets qui ne possèdent pas de valeur perceptible.  Pratiquement tous les objets peuvent devenir sujets à l’accumulation."

Il vous est sûrement déjà arrivé de vous dire que "peut-être un jour, j’en aurai besoin". L’accumulation ne fait pas qu’encombrer la maison, mais la rend du coup moins facile à nettoyer. Tout déplacer ses petits objets, cela prend du temps. Ce reportage a fait prendre conscience à Lily de l’encombrement qu’elle vivait elle-même chez-elle (qui soit dit en passant, n’est pas obsessionnel, mais quand même, après 10 ans à vivre dans la même maison, il y a toutes sortes de choses qui s’accumulent. Le seul avantage de déménager souvent, c’est que nous avons tendance à moins accumuler, trier davantage et se départir de ce qui nous ait pas utile.)

Parmi les éléments qui ont contribué au bonheur de Lily lors de notre avant-midi grand ménage, et du bonheur de son conjoint quand il est arrivé de faire les courses, c’était de constater l’ordre, l’ambiance épurée de la pièce, l’absence de ce que j’appelle la "pollution visuelle" , le désencombrement de leurs choses, mêmes celles qui étaient rangées dans le vaisselier. En effet, j’y ai regroupé la vaisselle par thèmes et l’ai débarassé des objets qui n’avaient pas leur place comme des boules de Noël.

Vous connaissez ce réflexe naturel de "crisser" certaines choses hors de la vue plutôt que de mettre l’effort d’aller le ranger immédiatement à sa place? Je  ne suis pas très loin de leur vérité puisque je le fais encore chez moi. Si je ne le vois pas, ça me fait pas mal – sauf que ça encombre davantage mon esprit. Si c’est un objet que j’utile régulièrement, je ne me souviens plus où je l’ai "crisser" et ça, c’est "crissant"! Ranger demande un effort, une réflexion de notre part. Quand cela est bien fait, nous en tirons un sentiment très agréable de satisfaction beaucoup plus important que vous ne pouvez l’imaginer. Il suffit d’écouter la petite voix en vous qui vous remercie. Ranger immédiatement nos choses après utilisation libère la tête et nous fait gagner du temps parce qu’on ne cherche plus, on trouve tout immédiatement. Affaire classée, terminée, le dossier est clos, fini d’y penser.

Ce jour-là, notre plus belle découverte sur la psychologie du ménage, selon moi, a été la prise de conscience de notre discours tordu de maman vis à vis l’exécution des tâches ménagères. Oui oui, tordu! La grande fille de 7 ans de Lily était à la maison, son petit frère étant parti à une fête d’enfant. Lily lui avait donné la consigne de se trouver une activité autre que les jeux vidéos, tout en lui spécifiant qu’elle n’était vraiment pas obligée de faire le ménage avec nous. Sauf que sa grande a commencé à s’ennuyer toute seule et à ne pas savoir quoi faire. Nous prêter main forte ne semblait pas être une option. "Tu as le choix de bricoler un ornement sur le cadeau pour la fête de cet après-midi ou de faire du ménage avec nous. Je sais que c’est plate faire du ménage, mais c’est ça qu’on fait ce matin". En le disant, Lily a eu un choc, moi aussi d’ailleurs, parce que j’étais loin de m’ennuyer.

Comment faire participer les enfants et surtout, leur faire apprécier le ménage bien fait si en tant que parent, on leur dit et suggère que c’est plate, que ce n’est pas une réalisation de soi? Nous les convainquons que ce n’est pas agréable avant même qu’ils aient essayé de le faire. Alors notre conversation a pris une nouvelle tournure: comment faire aimer le ménage à nos enfants, dès leur plus jeune âge, si nous avons une opinion négative de l’activité? Et si le ménage était une question d’attitude?

Mon fils aura ses trois ans dans un peu plus d’un mois. Comme je veux toujours profiter au maximum de mon temps avec lui, mais que j’ai aussi des choses à faire, je le fais participer à mes tâches ménagères s’il le désire. Il a bien le droit à son enfance lui aussi et il a encore le privilège de choisir de ne pas en faire. Heureusement, Maxime adore cette activité. Pour lui, c’est un jeu à partager avec moi. Il passe l’aspirateur, il est devenu super bon pour laver la vaisselle. Lorsque je lave les sols, il va se chercher une brosse pour frotter, parce qu’il m’a vu une fois brosser le plancher de la salle d’eau. Aussi, je suis convaincue qu’il va aimer faire la cuisine plus tard, car il veut toujours regarder ce que je fais, debout sur son petit banc. Il casse les oeufs, brasse, goûte la nourriture, rêve de pouvoir couper bientôt… Il apprend autant en m’aidant qu’en jouant avec ses jouets. Il apprend aussi à mettre des efforts, à faire de son mieux, à être persévérant et patient aussi. Des belles valeurs qui lui seront utiles plus tard.

J’ai commencé à instaurer le 45 minutes familial de tâches ménagères avec mes hommes. Cela se passe le jeudi soir après le souper. On s’occupe de faire un gros bis dans l’espace que nous habitons le plus, le rez-de-chaussée. Nettoyage des sols, de la salle d’eau, de la cuisine, rangement des petites choses qui restent et époussetage. Nous sommes prêts pour la fin de semaine qui approche! C’est dans une ambiance de plaisir que tout cela se déroule, car faire le ménage comme si c’était un jeu, à la manière de Maxime finalement, c’est plaisant. Le moment que j’apprécie le plus lors de cette activité, c’est d’admirer avec mon chum et mon fils notre ère de vie tout propre. "Oh! Wow maman! Oh! wow papa! C’est tout propre". Pour moi, c’est ça qui est magique: la satisfaction de la tâche bien faites, le sentiment précieux et important de l’accomplissement. Nous lui accordons pas assez d’importance à ce sentiment et je crois sincèrement qu’il mérite d’être honoré.

Je n’aurais jamais pensé que mon cadeau fait à Lily m’aurait amené sur la piste que le plaisir était aussi une question d’attitude. Peu importe ce que l’on fait comme activité dans la vie, c’est l’attitude que nous adoptons qui fera en sorte si elle est plaisante ou pas. Et le ménage, c’est comme l’hygiène personnelle, c’est important de le faire. Alors adoptons une attitude positive et apprécions les bienfaits du résultat que cela nous apporte, même si c’est toujours à recommencer.